L’une des spécificités majeures du dispositif français réside dans la forte autonomie d’organisation laissée à chaque binôme DRAC-ARS. Ce choix favorise une adaptation fine aux contextes territoriaux, mais induit aussi une hétérogénéité en matière de gouvernance, de budget, de pilotage et de rayonnement.
Pour saisir la diversité des modèles, voici un tableau synthétique de quelques pratiques repérées en 2023 sur quatre grandes régions françaises (sources : “Baromètre Culture & Santé 2023”, ARS/DRAC, ONES, CNFPT) :
| Région |
Typologie de coopération |
Budget annuel moyen |
Modes de sélection |
Partenaires associés |
Particularités |
| Île-de-France |
Convention triennale DRAC/ARS – appels à projets annuels sectorisés |
~1,2 M€ |
Jury DRAC/ARS/experts externes |
Établissements hospitaliers, EHPAD, réseaux culturels, collectivités |
Accent sur les parcours patients et l’innovation sociale |
| Nouvelle-Aquitaine |
Dispositif intégré Culture/Santé/Handicap – animation de réseaux |
~900 K€ |
Commission régionale incluant représentants associatifs |
Centres hospitaliers, associations de patients, milieux ruraux |
Égalité d’accès sur territoires éloignés |
| Grand Est |
Appels à projets thématiques – convention cadre quinquennale |
~800 K€ |
Appel à projet ouvert, comité scientifique/sectoriel |
Clusters culturels, fédérations médico-sociales |
Soutien à la recherche-action, documentation de projets |
| Occitanie |
Double pilotage, dispositifs mutualisés et évaluation systématique |
~1 M€ |
Sélection en deux temps : présélection puis audition finale |
Collectivités territoriales partenaires, CDC |
Prise en compte accrue du “aller-vers” et accès des publics isolés |