Perspectives : vers une culture du soin plus partagée ?
Le pilotage des ARS demeure ainsi l’un des principaux moteurs (ou freins) à l’existence de coopérations structurantes entre artistes, établissements et usagers. Si la variété des réponses régionales peut être une richesse, elle révèle aussi une certaine inégalité d’accès selon les territoires et la capacité d’innovation sociale, financière ou professionnelle locale. Nombre de porteurs de projets pointent par ailleurs la nécessité de mieux inclure les acteurs de terrain (professionnels du soin, patients, familles, associations culturelles locales) dans l’élaboration des orientations, pour que les priorités politiques ne restent pas figées dans le « haut » de la pyramide décisionnelle, mais irriguent réellement la vie des établissements au quotidien.
Les années à venir verront sans doute les dynamiques évoluer : certains territoires font le pari d’une insertion plus forte du champ culturel dans le pilotage du soin, d’autres misent sur l’innovation participative, ou sur la coopération renforcée avec la recherche universitaire pour documenter, évaluer et valoriser ces démarches. Le tissu partenarial Culture & Santé se recompose ainsi année après année, indissociable du contexte régional, mais aussi du mouvement social, politique et humain qui porte, en creux, la conviction que l’art change le soin… et la société dans son ensemble.