Perspectives : pour un accès moins inégal à la culture en EHPAD
L’ouverture des dispositifs Culture et Santé à tous les établissements privés non lucratifs n’est pas un acquis pour tous ; il faut s’y engager, parfois au prix d’un effort inhabituel pour les petites structures ou celles isolées des grands centres culturels. Pourtant, la pluridisciplinarité, la vitalité associative et l’ancrage dans les territoires constituent de formidables atouts.
À l’heure du vieillissement démographique et du débat sur la place de l’humain dans les lieux de vie médicalisés, il devient essentiel d’atténuer les barrières, d’assouplir la procédure administrative et de renforcer l’ingénierie de projet auprès des équipes. Des avancées sont visibles : la DRAC Bretagne, la Métropole de Lyon, les Pays-de-la-Loire encouragent explicitement les EHPAD privés non lucratifs (notamment via des accompagnements méthodologiques et des partenariats culturels de proximité).
Face aux enjeux d’aujourd’hui, le dispositif Culture et Santé pourrait gagner en lisibilité et accessibilité à condition d’accompagner davantage la professionnalisation, de simplifier certains critères de recevabilité administrative et de valoriser les expériences innovantes remontées du terrain.
Pour un EHPAD privé non lucratif, rendre le cadre plus perméable au sensible, au vivant, et à l’expression artistique, c’est s’ouvrir à de nouveaux horizons, où la vulnérabilité devient un espace de création partagé.